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Interview avec « Fan2 »

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À ton avis, pourquoi Jay-Z a choisi d’être ton producteur ?
Jay-Z m’a signé sur son label parce que j’ai un style particulier. Je dois apporter une bouffée d’air frais à l’industrie du disque. Il n’y a pas d’autres jeunes filles de 17 ans qui mélangent du reggae à du hip-hop et à du R’n’B. Je crois qu’il l’a compris le jour où il m’a fait passer l’audition. Il a réalisé que j’étais une artiste à part entière.

Avec quelles autres chanteuses te sens-tu en compétition ?
Bien que la concurrence soit rude, quel que soit le métier que l’on exerce, je ne me sens pas en compétition avec qui que ce soit. Il n’y a pas vraiment d’autres artistes dans ma catégorie. Par exemple, Nina Sky et Lumidee à qui j’ai été comparée, lorsque je faisais mes premiers pas de chanteuse, sont très loin de ce que je fais. Elles, elles font du reggae. Moi, j’y ajoute du R’n’B et du hip-hop. Il y a ceux qui m’apprécient et ceux qui aiment d’autres chanteurs. Et puis il en existe d’autres encore qui sont fans des deux styles !

Tu danses beaucoup dans tes clips ou même sur scène…
Je n’ai pas besoin de danser pour faire une bonne prestation, car je suis une vocaliste. Il est vrai que la danse est un plus, mais moi, cela ne m’est pas nécessaire pour réussir. Une chanteuse doit être capable de rester debout devant un micro, de chanter et d’emmener le public dans son univers.

A quoi ressemble ta vie au quotidien ?
Ma vie ne ressemble pas à celle des jeunes filles de mon âge. Je dois souvent me lever à 5 heures du matin pour répéter. J’ai également mes devoirs à faire, car je suis des cours par correspondance. Puis je dois accorder des interviews et tourner dans mes clips. Parfois, je fais tout ça dans la même journée ! Si ça semble glamour, il ne faut pas oublier que c’est du travail. Cela dit, mon amour pour la musique est resté intact, même si je connais l’envers du décor.

Quel genre de musique écoutais-tu à La Barbade ?
A la Barbade, d’où je suis originaire, notre culture musicale est la soca, mais nous adorons également le reggae, le hip-hop et le R’n’B. Nous aimons tous les registres, mais la soca, c’est le nôtre. Le public a toujours envie de découvrir un son frais et nouveau. C’est pour cette raison que la musique des Caraïbes plaît autant aujourd’hui. Chez nous, si nous nous intéressons beaucoup au hip-hop et au rap, c’est que cela ne fait pas partie de notre histoire, parce que nous aussi, nous désirons écouter des styles différents. C’est partout pareil !

Que penses-tu de Beyoncé ?
Grâce à Beyoncé, la position des femmes dans l’industrie de la musique a pu s’affirmer. Elle sait tout faire. Elle joue la comédie, elle est incroyable sur scène, lorsqu’elle chante et qu’elle danse. Elle a une voix magnifique. Je l’admire et elle m’inspire.

Tu es proche de Sean Paul, non ?
Je respecte et j’aime beaucoup Sean Paul. Avant que nous ne collaborions ensemble sur mon album, il m’a fait visiter le musée consacré à Bob Marley, et j’ai été fascinée. Lorsque nous sommes retournés en studio, c’était comme si son esprit était avec nous. C’était incroyable !

Vers quel autre style de musique aimerais-tu t’orienter ?
A la Barbade, j’ai rarement eu l’occasion d’écouter du rock. Le fait de partir en tournée avec Gwen Stefani m’a ouvert « les oreilles ». Du coup, j’ai parlé à L.A. Reid, le président d’Island Def Jam Records, mon label, de mon désir de m’essayer un peu à ce style de musique.

Quelle est la chose la plus dure dans ce métier ?
Ce dont je souffre le plus depuis que j’exerce ce métier, c’est d’être loin de ma famille qui vit à la Barbade. A New-York, tout est différent : l’atmosphère, la nourriture… Lorsque j’enregistrais mon album, j’étais rarement en compagnie de jeunes de mon âge. Ça m’a manqué, car j’avais envie que mon disque sonne comme si je papotais avec des copines.

Quelles personnes t’énervent le plus ?
Ceux qui croient que tout est facile et simple pour les jeunes se trompent. Nous aussi, nous devons affronter les épreuves de la vie, les peines de cœur… comme nos aînés. Pour mon album intitulé « A Girl Like Me », je voulais interpréter des chansons qui expriment tout ce dont les jeunes filles ont envie de parler, sans savoir vraiment comment s’y prendre.