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Interview avec « Dream Up »

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Imaginais-tu que le single « Umbrella » serait un tel succès ?

Quand j’ai enregistré cette chanson, je savais qu’elle marquerait un tournant dans ma carrière. Sur le plan musical, elle est très novatrice et ne se laisse enfermer dans aucune catégorie. On ne peut pas parler de pop, de dance, ou de R’N’B’. Je tenais absolument à en faire le premier single de mon album « Good Girl Gone Bad ». Une bonne intuition… Umbrella a réalisé un record dans les charts britanniques en occupant la première place dix semaines consécutives. Je ne m’attendais pas à un tel exploit !


Ton changement de look, est-ce une idée de toi ?

Porter un carré court, j’en rêvais depuis longtemps. Et les cheveux lisses, je trouve ça terriblement glamour. Les stylistes de ma maison de disques ont bien essayé de m’en dissuader, mais en vain. J’ai décidé de me maquiller, de me coiffer et de m’habiller comme bon me semble. Et tant pis si mon image dérange les experts en communication !


Es-tu en conflit avec ta maison de disques ?

J’ai simplement décidé de reprendre le contrôle de mon apparence. Il y a trois ans, quand j’ai quitté ma petite île de la Barbade pour Los Angeles et l’industrie du disque, j’ai été relookée de la tête aux pieds, malgré quelques : « Cette couleur de rouge à lèvres ne te va pas Rihanna », « Attacher tes cheveux en queue de cheval, c’est une très mauvaise idée »… Aujourd’hui, je dis stop à toutes ces petites censures stylistiques, quitte à taper du poing sur la table si nécessaire. Tout ça fait beaucoup rire Jay-Z, mon producteur qui m’appelle « la tête de mule » ! [rires]


D’où te vient ce fort caractère ?

Dans la famille, on a tous un tempérament explosif. Enfant déjà, je réagissais comme une vraie casse-cou.


Aurais-tu une anecdote à raconter ?

A la Barbade, je prenais des cours de danse jazz. Comme tous les élèves, il m’arrivait de faire un mauvais pas. Une fois, mon professeur me l’a fait remarqué en m’incendiant de critiques. Je suis partie en claquant la porte, et je n’ai jamais remis les pieds dans son cours !


A 19 ans, tu fais preuve d’une étonnante maturité…

Aujourd’hui, je vis un vrai conte de fées. Auparavant, la vie ne m’a pourtant pas fait de cadeau. J’ai vécu une enfance pauvre et douloureuse. Mon père, Ronald, s’est longtemps drogué… Il était accro au crack et à la cocaïne. Ma mère était désespérée et moi, petite, j’ai dû faire face à tous ces drames. Ça m’a appris à grandir très vite.


Quelle relation entretiens-tu avec ton père aujourd’hui ?

Je suis fière de lui car il a réussi à décrocher de la drogue. Tout va mieux désormais. On se voit de temps en temps quand je rentre au pays.


Comment s’est présentée l’opportunité d’enregistrer un premier single ?

Il y a quatre ans, j’ai été repérée tout à fait par hasard par le producteur Evan Rogers lors de vacances à la Barbade, l’île des Caraïbes où j’ai grandi. Quelques essais en studio l’ont convaincu de mon potentiel. Il a immédiatement envoyé les maquettes à Jay-Z, tout aussi emballé et disposé à me prendre sous son aile. Deux mois plus tard, le single « Pon de Replay » voyait le jour et devenait un tube.


On murmure que tu as ensorcelé Jay-Z…

Il existe entre nous deux un véritable alchimie artistique, c’est vrai. La toute première fois que j’ai chanté devant lui, il a même refusé que je quitte la pièce avant d’avoir signé un contrat. Pour me montrer sa détermination, il a fermé la porte du studio à clé et m’a proposé deux solutions pour en sortir : soit signer un contrat avec lui, soit sauter par la fenêtre… Nous étions au 29ème étage d’un immeuble ! [rires]


Quelle est la nature exacte de votre relation ?

Sur le papier, Jay-Z est mon producteur, mais au quotidien, il est bien plus que ça. Il ne peut pas s’empêcher de jouer les protecteurs avec moi, un vrai papa poule ! [rires] D’ailleurs, avant de m’inviter à sortir avec eux, les garçons doivent au préalable demander l’autorisation à Jay-Z.