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Interview avec « Blackfilm.com »

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Pendant son séjour à Hawaï, Rihanna a répondu aux questions du site Blackfilm.com et d’autres journalistes au cours d’une session Skype. La chanteuse a parlé de ses débuts au cinéma, du fait de travailler avec Peter Berg, et passer de la musique au cinéma.


Quelles caractéristiques partages-tu avec ton personnage ?

Surtout le fait de faire partie des gars. J’aimais beaucoup çà. J’y suis habituée, j’ai grandi avec mes frères et tous mes cousins. Il y avait rarement des filles autour et je me sentais à ma place.


Est-ce que tes vidéos clips t’ont aidé pour le tournage du film ? Ou est-ce que c’était totalement nouveau d’apprendre les marques et le timing ?

Je le pensais. J’étais loin de me douter qu’il s’agissait d’une bête complètement différente. C’était tout nouveau, et une expérience totalement différente. Le plateau était beaucoup plus grand. J’ai du prononcer des dialogues, choses que je ne fais pas dans mes vidéos clips ; habituellement, je joue la comédie sur une chanson. C’était donc différent. Avoir un accent également.


Vous avez tourné une partie du film sur un vrai bateau de la marine. Entre ces scènes, as-tu pu t’amuser pendant tes pauses ?

Je pense, je ne suis toute fois pas sure que l’on puisse parler d’amusement. J’étais enfermée dans mon personnage. Nous sommes quelques fois allés à la plage, mais la plupart des amusements ont eut lieu sur le tournage et pendant que nous utilisions les armes. C’était l’une de mes parties préférées, toutes les cascades et combats. J’ai adoré ces passages. Nous nous amusions donc quand nous travaillions.


Tu aurais pu choisir n’importe quel rôle pour ton premier film. Qu’est ce qui t’a attiré dans celui ci ?

J’ai apprécié que le thème du film soit éloigné de ma véritable vie. J’ai également aimé que ce soit un rôle qui n’était pas glamour. Mais surtout, le rôle était assez minime pour que je puisse m’en tirer pour mon premier film. Et travailler avec Peter Berg comme directeur, je me suis sentie en sécurité. Son enthousiasme m’a aidé à lui faire confiance. J’ai cru qu’il serait capable de faire ressortir beaucoup de choses de moi.


Crois-tu qu’il existe des extraterrestres dans l’espace ? Et si c’est le cas, pencherais-tu plus pour le côté « ennemi » ou plus pour « la paix » ?

Oui, je suis très ouverte sur la question. Je ne suis pas vraiment sûre, parce que je n’ai pas fais assez de recherches pour dire ce que j’en pense. Mais… qui sait… ? J’aimerai savoir. Vraiment, je vais donc y travailler à la maison, et peut-être que je pourrai te donner une meilleure réponse la prochaine fois.


Peux-tu nous dire ce que tu as appris de Peter, en tant que directeur, et travailler avec Taylor ?

Bien, Peter Berg: il est très spontané et audacieux. Il m’a beaucoup poussé il m’a jeté dans la gueule du loup dès le premier jour. Je n’avais même pas une chance de penser à ce que je faisais. J’étais directement dans les scènes. Je n’avais pas de texte. Je n’avais donc pas de textes à préparer, j’étais juste dans mon personnage. Et tout d’un coup, je me suis retrouvée avec douze lignes dans ma première scène. J’ai donc aimé l’improvisation. J’ai du apprendre très, très rapidement. Taylor Kitsch, je l’ai beaucoup regardé. J’ai beaucoup observé tout au long du tournage. Même lorsque je ne devais pas tourner mes scènes, je regardais le tournage de ses scènes, juste afin de relever certaines choses et voir comment il interprète les instructions de Pete. Il a été très serviable tout le long. Entre les prises, il venait me voir et me donnait quelques conseils, parce qu’il comprenait vraiment ce que Pete voulait me faire comprendre – ce qui était bien.


Tu es passé de la chanson à la comédie, quel a été ton plus grand obstacle ? Quels ont été les choses les plus dures à réaliser et les choses qui ont été les plus faciles ?

Je pense que pour moi, chanter c’est – une sorte de journal intime ; c’est comme – en fait non ; c’est ma véritable vie. Tu joues ton propre rôle tous les jours, et tu n’y penses pas. [Pour] jouer la comédie, tu dois incarner un personnage entier. Toi, tu dois voir ce qu’ils ont en tête. Tu dois penser, comprendre leur manière de penser et de réagir à certaines choses. Je ne suis pas habituée à çà, donc c’était sans aucun doute un challenge.


Qu’est ce qui va le plus te manquer dans ton personnage ?

Les pistolets. Les armes. C’était ma partie préférée du tournage. Je me suis amusée. Je me prenais pour une fille qui déchirait tout, et je n’aurai pas vécu ces expériences, si je n’avais pas jouer dans ce film. C’était donc vraiment amusant de jouer, de jouer çà.


Qu’as tu appris sur toi-même en faisant ce film ?

En fait, j’ai appris beaucoup de choses sur moi. Tu sais, j’ai du faire ressortir des émotions différentes et des choses que j’évitais ou que j’ignorais, je suppose. Je propose ce visage, car je ne veux pas que les gens me voient faible ou vulnérable. Je fais çà depuis tellement longtemps que j’ai du y mettre un terme. Et cela m’a vraiment appris beaucoup sur moi. C’était donc une expérience géniale.


Comment t’es tu préparé pour le film ?

J’ai travaillé avec un soldat, et il était méchant. Je déteste dire çà de lui, mais il était vraiment psychotique. Il m’a fait fondre en larme. Et il n’avait aucun remord. C’était comme si j’étais un soldat en pleine guerre. Il voulait être lié émotionnellement avec le personnage, donc – je veux dire qu’à un certain moment, j’avais tellement peur lorsqu’il venait me voir pour m’entrainer que je cachais toutes mes chaussures à talon. Je cachais mon iPod rose. Tout ce qui faisait fille ou qui ne ressemblait pas à mon personnage, je devais m’en débarrasser. Et çà m’a beaucoup aidé. Il m’a beaucoup entrainé, beaucoup d’abdos, de sacs de sable et des poids. Sur le tournage, je me suis beaucoup entrainé avec une soldat, qui est une véritable spécialiste en armement. Elle m’a beaucoup appris sur les armes et manœuvres, et le langage du corps.


En dehors de l’album « Good Girl Gone Bad », quel a été le grand tournant dans ta vie qui t’as rendu ainsi et t’as permis d’être si sure de toi, pour jouer ce rôle ?

Je pense que tout au long de ta vie, tu vis des choses, et chaque expérience construise la personne que tu es. Je ne sais pas, je ne fais qu’évoluer et changer. Et çà va continuer ainsi. Tu sais, je grandis, je vais donc vivre des expériences de grande personnes. Et de temps en temps, tu vois les choses telles qu’elles sont. Et en quelque sorte, tu réalises ce qui est important dans la vie. Et tout çà, c’est comme une arme. Cela me rend plus forte.


As-tu eu l’occasion d’improviser dans le film ? J’ai remarqué que tu chantais un peu sur le bateau. Donc je me demandais si c’était écrit dans le script, ou si c’est quelque chose que tu as fais de toi-même ?

Certains dialogues et certaines choses comme, le chant, c’était sur l’impulsion du moment. Pete nous a fait faire tellement d’absurdités, comme la scène du KFC. C’était horrible. Il te fait faire des choses dingues. Et tu te moques de ce qu’il va garder. Tu croises juste tes doigts. Mais souvent, il s’agissait d’improvisation. Il t’emmenait là, te donnait de l’énergie, te mettait en colère, et puis, il te faisait dire une réplique, et on en rajoutait. C’était vraiment utile de jouer comme çà. C’était une expérience enrichissante.


Que savais-tu sur ce jeu avant que tu ne joues dans ce film ?

Je me souviens brièvement avoir joué à ce jeu. Et je crois que çà en était un de voyage, comme ceux que tu as dans un Happy Meal, celui en papier. Mais quand j’étais sur le tournage, il y avait des tonnes d’équipements pour cuirassé, des tableaux de bord et des jeux. Je ne pouvais pas m’empêcher d’en apprendre plus.


Dans le dossier de presse, on dit que tu étais complètement différente de ton personnage. Si Rihanna était sur le bateau, comment aurait-elle géré la situation ?

Exactement de la même manière. Qu’est ce que tu crois ? Non, plus sérieusement, qui sait… ? J’aurais pu quitter le navire. Ce sont des choses intenses. Moi, voir un alien ? Je ne sais pas quelle serait ma première réaction.


Alexander Skarsgard a dit qu’il a été très impressionné par ton travail, et surtout par tes voyages entre les concerts et le tournage. As-tu pensé mettre la musique entre parenthèse, pour pouvoir continuer dans la comédie ?

Je ne pense pas que je mettrai un jour la musique en suspens, parce que c’est quelque chose que j’adore faire. Même s’il n’y a pas de délai ou un projet spécifique, je me sentirai toujours vide si je ne fais pas de la musique. J’aurai toujours cette envie – même en ce moment, je deviens un peu folle. J’ai hâte d’aller en studio, juste pour trafiquer des chansons. Et je peux faire çà, parce que ce n’est pas du travail pour moi. Je vais donc trouver un créneau pour faire plus de films. J’ai vraiment aimé ma première expérience dans « Battleship », je me réjouis donc d’en faire plus. Mais je ne peux pas dire « adieu » à la musique.