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Interview à l’émission « The Jonathan Ross Show »

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Partie 1
 

Jonathan Ross: Et il y a une très jolie fleur dans la place, accueillons Rihanna ! [Ils s’embrassent] Rihanna, mesdames et messieurs ! Wow ! Il y a beaucoup de réactions ! Tu dois apprécier ça !
Rihanna: Wow… Les gars… Un peu plus fort, s’il vous plait ! Faîtes moi un accueil chaleureux. Wow ! Vraiment, merci, vous êtes géniaux ! Est-ce qu’il y a un gars quelque part, debout qui crie « Plus fort ! ».
Jonathan Ross: En fait, il y était avant que j’arrive, mais pas pour toi. Bien… Est-ce que je peux t’appeler Riri ?
Rihanna: Tu poses la question un peu trop tard. Tu m’as [déjà] appelé comme ça. Tu as dis à mon label : « Je veux que Riri revienne ».
Jonathan Ross: Donc je peux. Riri, c’est bon. Félicitation Riri pour la récompense. Je t’ai vu au Brit [Awards] la semaine dernière. Fabuleuse. Tu as gagné ton second Brit. Et tu as quoi, 5 Grammys ?
Rihanna: [elle réfléchit…]. 5 maintenant, oui.
Jonathan Ross: 5 Grammys. Comment se sont déroulés les Brit [Awards] ? Etait-ce une bonne soirée ?
Rihanna: Absolument. C’était vraiment amusant, une performance plein de peinture. C’était vraiment aventureux mais j’aime faire des choses folles et spontanées donc c’était marrant.
Jonathan Ross: Visiblement, tu prends ton pied en réalisant ses performances. Tu es libre de faire ce genre de choses. C’est génial !
Rihanna: Merci. J’adore vraiment. Mais en fait, je suis venue au Brit pour traquer Adele. Cà n’avait rien à voir avec moi, ou la performance, ou les Brits… C’était seulement pour voir encore une fois Adele. Je l’ai vu au Grammy… Je l’aime vraiment.
Jonathan Ross: Elle est au courant que tu l’apprécies tant ?
Rihanna: Elle n’en a aucune idée.
Jonathan Ross: [Chantant un des tubes d’Adele] « I’m gonna find someone else like you”. Je vais arrêter parce que je n’ai pas envie de te faire pleurer.
Rihanna: Mon cœur vacille. J’ai des frissons !
Jonathan Ross: Mais il y a une influence. Je pense qu’on assiste à une véritable diatribe [critique]. Il y a toi, Katy Perry, il y a Gaga, Adele, Beyonce,… Il y a beaucoup de jeunes femmes qui peuvent remplir des stades. Est-ce que c’est vivable ? Je suppose qu’il y a des tensions entre vous ?
Rihanna: Ca sera toujours une compétition et c’est pour cette raison que j’ai l’impression que les femmes deviennent de plus en plus dominantes dans le monde de la musique en ce moment. Nous sommes des êtres compétitifs et on ne supporte pas qu’une autre femme fasse mieux, ça nous embête énormément. Bien que vous, les hommes, vous ayez votre amour-propre, les nôtres sont beaucoup plus grand. On a juste plus de facilité à les cacher.
Jonathan Ross: Tu travailles autant qu’eux. Tu es quelqu’un que je connais. Tu te concentres de manière exceptionnelle sur ton travail. Tu viens juste de faire une tournée. Combien de dates y avait-il ? C’était 106…
Rihanna: 101.
Jonathan Ross: 101 dates. 20 pays. Quasiment non stop. Tu as sorti 6 singles l’année dernière. Est-ce que tu travailles trop ? La presse avait décrit une sorte de « perte de contrôle/chute/malaise » en Irlande l’année dernière.
Rihanna: Soyons plus précis ! L’Irlande était le début de la tournée Européenne. Je venais juste de rentrer après une petite pause. Je suis partie en Barbade pour faire des concerts et des festivals. Et en Irlande, nous sommes restés coincés pour tourner un clip vidéo au début de la tournée… [Donc c’était] loin d’être le cas.
Jonathan Ross: Oh, c’était le clip dans un champ ?
Rihanna: Oui.
Jonathan Ross: Lorsqu’on t’a viré ?
Rihanna: Ca doit être celle-ci.
Jonathan Ross: Tu étais donc dans ce champ, et tu t’es mis à l’exhibition.. Qu’est ce qu’il s’est passé ?
Rihanna: Je vais accuser la directrice, Melina. On est folles toutes les deux, et c’est pour cette raison que nous travaillons si bien ensemble. Nous ne voulons pas attirer l’attention, on fonce dans tous les cas! Mais ça ne s’est vraiment pas passé comme ça en Irlande. Le fermier est arrivé et nous a rapidement virés de sa propriété. Il avait une morale différente de la notre mais ça allait. Nous avions la prise, donc c’était bon.
Jonathan Ross: As t-il dit, « Veuillez quittez ma propriété les enfants ! » ?
Rihanna: Tout ce que nous avons entendu, était : ksshh [imitant le bruit d’une arme à feu]. Non, je rigole ! Il est juste venu nous voir gentiment et j’ai essayé d’en faire autant.
Jonathan Ross: J’ai vu les entrainements pour la performance que tu vas donner plus tard, et tu es une sexy performeuse. Ca fait partie de tes performances.
Rihanna: Merci.
Jonathan Ross: Est-ce que c’est quelque chose sur laquelle tu travailles ou tu ne peux rien faire contre ? Tu es comme ça.
Rihanna: En fait, je ne l’ai jamais remarqué ou même pensé avant que les critiques ne tombent. Et ça m’a vraiment fait réfléchir à pourquoi c’est comme ça et pourquoi les gens trouvent ça si sexuel. Revenir en Barbade, au Crop Over [Festival] m’a permis de me rendre compte que cela faisait partie de notre culture. C’est notre manière de bouger…
Jonathan Ross: Regarde toi…
Rihanna: Oh, tu as ça ?
Jonathan Ross: Oui, sur mon portable.
Rihanna: Comme tu peux le voir, cette fille, moi et tout le monde [autour], à moitié nues, en train de nous amuser… Que des bonnes choses.
Jonathan Ross: Ce que j’aime bien, quand tu es venue aux Brits [Awards] qui avaient lieu au O2 Arena, qui est un endroit difficile à atteindre en voiture. Tu as pris le métro pour y aller ?
Rihanna: Oui.
Jonathan Ross: Je trouve ça remarquable qu’une super-star comme toi, prenne le métro. Nous avons une photo de Rihanna prenant le métro.
Rihanna: Oh, mais celle là, c’était quand j’allais à mon concert.
Jonathan Ross: Donc tu l’utilises aussi pour aller à tes concerts ?
Rihanna: Oui. Il y a toujours des bouchons et il faut à peu près 1h30 pour se rendre à l’O2, alors que ça prend 10 à 15 minutes par le métro.
Jonathan Ross: Ca tombe sous le sens.
Rihanna: Je déteste me lever tôt, je suis presque tout le temps en retard. Le métro est à 10 minutes…
Jonathan Ross: Je le sais… Et as-tu une « Oyster Card » ? [carte prépayée pour utiliser à tout moment le bus, le métro, …]
Rihanna: Je ne suis pas allée si loin, mais j’y travaille. Quelqu’un prend le métro ici. Lorsque j’aurai ma « Oyster Card », je reviendrai [sur le plateau].
Jonathan Ross: Nous allons faire une petite pause. Ne zappez pas. Nous en saurons un peu plus sur Rihanna. Ne partez pas !

 
Partie 2
 

Jonathan Ross: Et nous sommes de retour avec Rihanna ! Tu as dis que tu étais revenue en Barbade.
Rihanna: Oui.
Jonathan Ross: J’imagine pour retrouver la famille, les amis.
Rihanna: Oui. Mes amis, ma famille.
Jonathan Ross: Tu es allé à la mer et tout ça ?
Rihanna: Je passe toujours de bons moments à la plage… La Barbade est vraiment parfaite… Honnêtement ! C’est le paradis.
Jonathan Ross: Quel nom donne t-on aux gens de la Barbade ? Bajan ?
Rihanna: Bajan ou Barbadien. Barbadien est le terme correct.
Jonathan Ross: Ils doivent être très fiers de toi, car tu es l’une des plus grandes stars de la Barbade.
Rihanna: La Barbade, ils m’ont toujours soutenu et je les représenterai toujours, toujours, toujours… et même si je ne suis pas d’accord avec tout ce qu’ils disent, et je suis sure que pour eux aussi me concernant, c’est la même chose, c’est ma maison. Ca sera toujours ma maison. Et ça ne changera jamais. Je ne peux venir que d’un seul endroit. La Barbade sera donc toujours ma maison.
Jonathan Ross: Parlons de ta vie privée. Tu es célibataire en ce moment ?
Rihanna: Oui.
Jonathan Ross: C’est une fille célibataire. Est-ce que tu cherches quelqu’un en ce moment, ou tu aimes être une « player » [un homme ou une femme qui profite et qui ne recherche pas la stabilité].
Rihanna: Aucun des deux. Je ne cherche pas et je ne vais pas te dire que c’est quelque chose que j’apprécie. On surestime tellement le célibat. C’est nul ! Tu veux toujours être célibataire quand tu es en couple, mais croyez-moi, ce n’est vraiment pas bon.
Jonathan Ross: Il te manque quelqu’un de spécial dans ta vie alors ?
Rihanna: Je vis tant d’expériences incroyables que tu ne veux pas vivre ta vie et rencontrer quelqu’un, tu veux partager ta vie avec quelqu’un. Et c’est ce qu’il me manque en ce moment.
Jonathan Ross: Il y a des hommes anglais ici. Pourrais-tu être intéressée par des anglais ?
Rihanna: Quelqu’un comme … [elle montre Jonathan Ross]
Jonathan Ross: Tout le monde ne peut pas atteindre un tel niveau, Rihanna !
Rihanna: Il doit pouvoir décrocher la lune.
Jonathan Ross: Les hommes doivent être intimidés par toi, non ?
Rihanna: Oui. Mais si c’est le cas, il ne s’agit probablement pas du bon, car je ne peux pas le faire.
Jonathan Ross: Préfères-tu quelqu’un dans le monde de la musique ou quelqu’un en dehors ?
Rihanna: Ce n’est pas important. Je n’ai vraiment pas pensé à ce genre de chose. Je ne cherche pas mais j’aime sortir avec quelqu’un de cool, amusant…
Jonathan Ross: Et quelqu’un de plus vieux ? Lionel est de nouveau sur le marché [célibataire] !
Lionel Richie: Merci ! Merci !
Jonathan Ross: Et tu deviendrais RiRi Richie !
Lionel Richie: Tu n’as pas répondre à ça ! Tu n’as pas à répondre à ça !
Rihanna: S’il vous plait, donnez-lui des soins médicaux !
[Jonathan et Lionel discutent brièvement ensemble…]
Jonathan Ross: Bien, as-tu un peu de repos après cette immense tournée ou tu vas retourner en studio ?
Rihanna: Non. Pas de repos. Je ne vais pas encore enregistrer [de nouvelles chansons]. Il y aura quelques duos et des clips vidéo par ci, par là. Cette année, je veux me plonger un peu plus dans le monde du cinéma. J’ai eut une expérience dans le film « Battleship ».
Jonathan Ross: C’est LE film à voir cet été.
Rihanna: Merci.
Jonathan Ross: Il sort au tout début de l’été et il s’agit de « Battleship ». Il s’inspire assez librement du jeu vidéo « Battleship » ?
Rihanna: Oui, c’est le cas. Nous avons des aliens, et je joue une fille qui « déchire ». Elle est une spécialiste des armes.
Jonathan Ross: Quel est son nom ?
Rihanna: Rakes. Elle est dure. Elle fait partie de l’équipe. Et c’est l’une des rares filles présentes dans le film. Mais sans aucun doute, [on la considère comme] un des hommes.
Jonathan Ross: Et as-tu utilisé des armes de cette taille ou de plus petites ?
Rihanna: J’ai tiré avec cette arme.
Jonathan Ross: Et est ce qu’il y avait un fort recul ?
Rihanna: Oui ! Mais j’ai adoré ! J’ai aimé ressentir cette vibration !
Jonathan Ross: Tu ne peux pas m’accuser pour ça. Je ne t’ai pas du tout emmener dans cette direction. Est-ce que tu te considères comme une « sexpot » ?
Rihanna: Qu’est ce que ça veut dire ?
Jonathan Ross: Une petite « sexpot ».
Rihanna: C’est une question bizarre.
Jonathan Ross: En fait, je trouve que c’est la meilleure question que je n’ai jamais posé. Regardons RiRi en action dans le film « Battleship ».
[Extrait du film]
Jonathan Ross: Tu vas donc être aussi une star du cinéma ! Qu’en penses-tu ?
Rihanna: J’adore. Je me suis vraiment amuse la première fois. J’ai donc envie de choisir les bons rôles afin que je puisse les posséder et voir ce qu’il arrive.
Jonathan Ross: Rihanna va performer en live “Talk that Talk”. Je les ai vu tout à l’heure, et cette performance est torride. Donc les vieux ou les cardiaques, vous devriez aller au lit avant la fin [de l’interview].
Rihanna: Mensonges ! Mensonges !
Jonathan Ross: Mensonges ! Mensonges ! J’adore ton accent ! Peux-tu m’apprendre à parler « Bajan » ?
Rihanna: Ca peut prendre du temps.
Jonathan Ross: Une chose rapide. Comment dirais-tu « Je trouve les hommes vieux vraiment mignons » en « Bajan » ? Lionel, écoute bien, c’est pour toi !
Rihanna: Pas Lionel, non ! Tu vas le dire.
[elle lui apprend la phrase]
Rihanna: Vous voyez ? Ca peut prendre beaucoup de temps !