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“Rolling Stones” passe en revue le concert de Rihanna à Toronto

Dans le cadre de sa tournée tournée promotionnelle “777 Tour”, Rihanna a donné le show hier soir à Toronto, au Canada. Grand nombre de journalistes étaient là dont Jeff Rosenthal, un journaliste du magazine “Rolling Stones”. Ce dernier a donné ses impressions quant au deuxième concert auquel il a assisté. Retrouvez notre traduction ci-dessous:
 

Afin de promouvoir son nouvel album, “Unapologetic”, Rihanna a organisé un tour du monde ambitieux dans sept pays en sept jours. Notre contributeur Jeff Rosenthal est dans le même avion [que Rihanna] avec une petite armée de fans et d’assistants, et une importante dose de champagne.

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C’est seulement le deuxième jour, et l’épuisement se fait déjà ressentir.(Peut-être parce-que nous avons pris la route la moins utilisée pour voyager dans les trois pays Nord-Américains en moins de 24 heures). L’ambiance qui règne pendant la récupération des bagages est sinistre, mais Rihanna fait bonne figures devant les paparazzis, qui se sont collés à elle comme des oiseau à tiques sur un rhinocéros.

 

Elle est là, faisant des câlins à quelques femmes, sa casquette rose et ses lunettes cachant la plupart de son visage. Puis, elle apparaît de l’autre côté, aidant une jeune fille à soulever son sac hors de la bande transporteuse. Les caméramans font de cet acte de gentillesse banal un acte héroïque. De ce que je peux voir, elle [Rihanna] ne récupère aucun de ses bagages. C’est une scène marquante étrange, mais une scène marquante quand même.
 
Cela fait deux jours et nous n’avons toujours pas senti le soleil sur notre peau; Toronto semble brillant de loin pourtant. Sur le chemin pour Danforth, nous croisons un petit endroit dans une partie apparemment transitive de la ville, nous roulons à travers les parties de la campagne totalement indescriptibles – il y a des routes dans tous les sens, un multiplex de routes. Le mec devant moi, Omar qui vient du Mexique, filmait toute cette expérience pour un temps prolongé. C’était peut-être plus intéressant que j’aurais imaginé.
 
Nous passons devant un gratte-ciel, siège social de “Canada Bread”. Cela et l’image de la couronne de la Reine sur certains panneaux de signalisation sont les seuls signes distinguant cette partie du Canada des Etats-Unis. (Un agent de police a rit et m’a dit “Je ne pense pas qu’on ait de temps à perdre pour ça, hein?” après avoir pensé que lui demander “Quel est ton but ?” était une question existentielle.
 
Être réveillé pour ce qui semble durer éternellement et suivre un calendrier qui est presque pareil donne un peu l’impression d’être dans “Groundhog Day”. Mais en étant avec tant de gens d’autant de pays différents tous rassemblés, nous sommes constamment en train de rencontrer de nouvelles personnes, d’avoir de nouvelles conversations. Je veux dire, il y a une opportunité évidente pour des échanges culturels importants quand nous sommes tous en train de traîner dans le bus. À savoir: pendant que nous roulions dans le centre ville de Toronto, quelques canadiens ont expliqué qui était Tim Horton aux Américains; les Américains ont expliqué ce qu’était le “Subway” aux Britanniques (Une fille de Los Angeles a dit “Le “Subway” est une nourriture bonne pour la santé ici. Tu peux perdre du poids en en mangeant, si tu en manges assez”. Ok, pourquoi pas).
 
Une poignée de mes collègues et moi sommes allés dans la salle et sommes montés sur le balcon, où nous avions une vue parfaite des fans irréductibles de Rihanna en bas. Ils se tiennent tous debout, comme s’ils venaient d’entendre un son. La première partie, le DJ Congorock – de l’electro jeté dans une machine à laver – semble ne leur faire aucun effet. Les suivant, DJ Reflex a à peu près la même réaction: Meek Mill? Non. Remix “house de Florence + de Machine ? Non plus. Même “Niggas in Paris”, l’indéniable chanson qui fait bouger les têtes ne fait réagir que trois groupes de gens dans le public. Je regarde au loin, confus. Au final, les gens crient, excités à propos d’une chose: c’est une musique du chante de 20 ans, Fatman Scoop, celle qui fait “if my train goes off the track, pick it up, pick it up, pick it up”. La même réaction se fait ressentir pour “Forget You” de Ce-Lo, “Welcome to Jamrock” de Damian Marley et “Let Me Clear My Throat” de DJ Scream, qui date de 1996. Je ne sais pas à quoi ressemble le profil psychologique d’un serial killer, mais j’imagine que c’est quelque chose un peu comme celui d’un habitant de Toronto.
 
Le concert commence à 9:17, ce qui est incroyablement à l’heure pour nous. Les lumières s’éteignent, la foule acclame “Rih Rih! Rih Rih! Rih Rih!” – c’est plutôt convivial et de soutien, même si ça donne des visions de “Psycho”. Rihanna, habillée d’un pantalon qui fait des vagues, est surélevée par des talons couleur chair. Elle semble beaucoup plus en forme que la nuit d’avant; c’est presque comme si elle avait canalisé le second débat d’Obama. (Était-ce l’altitude dans l’avion qui l’a rendue fatiguée ? Ou peut-être était-ce toutes ces heures d’attente ? Avait-elle bu trop de champagne ? Ou bien pas assez ?)
 
Sa voix monte et descend les échelons pendant “Talk That Talk”; elle performe quelque chose ressemblant à une danse de la pluie sur “Unfaithful”. Et ensuite se fatigue sur “S&M” – à se demander comment quelqu’un qui prétend durer toute la nuit ne tient que 20 minutes. Mais attention: elle boit un shot sur scène, et encore mieux que Popeye, sa force revient en force, et forme un ensemble assez solide.
 
CHOSES QUE J’AI VU:
 
Des suédois costaux fabriquant des t-shirts “Rihanna pour “MTV Style” tout en faisant des signes de paix, une pizza coûtant 33 dollars dans l’hôte, une enseigne de magasin qui disait “FUTURE SHOP” qui m’a genre choqué, parce-que ÇA VEUT DIRE QUOI SÉRIEUX ?
 
CHOSES QUE JE N’AI PAS VU:
 
Une seconde de sommeil, l’intérieur du bâtiment de “Canada Bread”

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